Publié le 19/09/2009 à 11:12 par carboblog
Vendredi 18 septembre 2009
Des attaques et des insinuations de toute nature visent ma vie privée, comme par hasard au moment de la Fête de la Fraternité. Comme par hasard aussi au moment du grand déballage sur le « hold up » au Parti Socialiste et de l’attente de la vérité sur cette très grave révélation.
Je demande un minimum de respect pour ma vie privée et que cesse ce voyeurisme.
Je n’accepterai pas que l’on porte atteinte à l’honneur et à la considération d’un homme qui n’a rien à voir avec le milieu politique, pas plus que n’accepterai que mon engagement politique lui porte préjudice.
A aucun moment il n’a piloté le site Désirs d’Avenir et les propos diffamatoires selon lesquels il aurait été rémunéré par Désirs d’Avenir ou autrement relèvent de la pure calomnie.
Le nouveau site desirsdavenir.com que je souhaite, avec toute l’équipe de militants qui l’anime, sera plus clair et plus puissant à partir d’une nouvelle maquette accessible à tous (et pas seulement aux internautes confirmés), et va devenir le premier site évolutif entièrement animé par les adhérents de Désirs d’Avenir. Il va renforcer son rôle de laboratoire d’idées en appui sur les Universités populaires que j’ai créées. Il est en mutation et les félicitations comme les critiques constructives sont bienvenues. Le site précédent est toujours en ligne précisément pour continuer le débat sur www.desirsdavenir.com. Mais le nombre très élevé de connections (1,4 millions de connections en deux jours) ne nous permet pas de maintenir actives en permanence toutes les rubriques. Mais c’est un défi que nous allons relever dès le début de la semaine prochaine.
Le mouvement dérange, surtout quand c’est pour avoir un temps d’avance. J’appelle toutes celles et ceux que les méthodes dénigrent, à venir rejoindre Désirs d’Avenir, lieu paisible et fraternel.
J’ai besoin de toutes celles et ceux qui pensent que le débat public ne doit pas tolérer les « boules puantes » comme disait le général de Gaulle. Il y a, dans tous ces ragots, une volonté bien basse de nuire.
Tant pis pour tous ces esprits malfaisants : à nous regarder, ils s’habitueront.
Je sais aussi que cette cabale, tout comme le harcèlement de la presse people, visent à porter atteinte à la crédibilité de mon action et de ma parole, à déstabiliser mon entourage, à faire douter toutes celles et ceux qui ont envie d’avancer. Je leur demande d’être forts et de tenir bon.
Je ferai à Montpellier un discours important sur la Fraternité, la France, les défis d’aujourd’hui, sur la façon et les raisons d’espérer.
C’est vous, citoyens respectueux et éclairés qui m’aideront à tenir bon en ces temps mouvementés.
Je compte sur vous comme vous pouvez compter sur moi.
Ségolène Royal
Publié le 03/09/2009 à 10:52 par carboblog
Ségolène ROYAL rend publique la lettre du PNUD et demande à l'Elysée de cesser ses polémiques qui ne grandissent pas la France
« On ne va pas la lâcher » confie dans « Le Monde » du 3 septembre un relais du dispositif destiné à encercler Madame ROYAL. La polémique sur la mission du PNUD, alimentée par l'Elysée et relayée par l'UMP, par l'AFP et certains journaux en est une nouvelle preuve !
Ségolène ROYAL, traitée de « menteuse » et de « pique-assiette » rend publique la lettre de mission que le PNUD a pris l'initiative de lui adresser, le calendrier des contacts et révèle que l'accord de Jean-Louis BORLOO, Ministre de l'Ecologie a été donné le 19 juin 2009.
Mission confiée par le PNUD à Ségolène Royal : le fil des évènements
14 avril 2009: A sa demande, Christophe Nuttal, directeur des plateformes innovantes du PNUD, rencontre Mme Royal et lui demande de s'engager auprès du PNUD pour la promotion du rôle des régions du monde dans la lutte contre les changements climatiques.
16 avril 2009 : Suite à cette entrevue, lettre de Christophe Nuttal adressée à Mme Royal confirmant la sollicitation du PNUD. Copie de cette lettre est adressée à Mme Cécile Molinier , Directrice du bureau de liaison du PNUD à Genève, laquelle vient pourtant d'affirmer à l'AFP n'avoir pas eu connaissance d'une mission confiée à Mme Royal. Christophe Nuttal sollicite l'accord du Gouvernement français.
18 juin 2009: Le Cabinet de Mme Royal publie un communiqué de presse par lequel il confirme que Mme Royal a été sollicitée par le PNUD pour «oeuvrer à la reconnaissance de l'action des régions, aux côtés des Etats centraux, comme élément clef dans la lutte contre les changements climatiques ». A aucun moment le terme « ambassadrice » n'a été utilisé.
19 juin 2009 : Mme Royal vérifie auprès de M. Jean-Louis Borloo, en visite à Angoulême, qu'il ne voit pas d'inconvénients à la mission que souhaite lui confier le PNUD. Le Ministre donne son accord.
10 juillet 2009 : Mme Ségolène Royal répond à Christophe Nuttal pour accepter la mission que souhaite lui confier le PNUD. Elle précise le faire en accord avec le Ministre français de l'Ecologie.
26 août 2009: Mme Royal est conviée par le Climate group à un événement le 21 septembre, en marge de l'AG des Nations Unies, au cours duquel sera remis officiellement au Secrétaire général des Nations-Unies Ban Ki Moon la Déclaration de reconnaissance du rôle des régions dans la négociation climat. (Le Climate Group est une organisation non gouvernementale créée en 2004 à l'initiative de Tony blair, qui œuvre à l'échelle mondiale contre les émissions de CO²)
1er septembre 2009 : Le Figaro, se fondant sur une affirmation du site Désirs d'Avenir qui n'existe pas, fait état d'une réaction de l'Elysée quant à la qualité « d'ambassadrice » de Ségolène Royal auprès du PNUD. En soirée, l'AFP sort une dépêche. Comme par hasard au moment où le débat suscité par Ségolène Royal sur la taxe carbone fait rage...
2 septembre 2009: Interrogé par un journaliste du site Rue89, Christophe Nuttal confirme que le PNUD a bien confié une mission à Ségolène Royal.
En pièces jointes :
- Programme des Nations Unies pour le développement. Courrier de M. Christophe Nuttal Directeur Plateforme pour les partenariats innovants en date du 16 avril 2009.
- Courrier de Ségolène Royal, Présidente de la Région Poitou-Charentes, adressé à M. Christophe Nuttal en date du 10 juillet 2009.
Publié le 20/08/2009 à 16:41 par carboblog
LA LAICITE EN QUESTION.
Pour que nous puissions vivre en bonne intelligence avec nos différences, sans violence au sein d’un même état, il faut impérativement des règles communes qui soient appliquées par tous. Ces règles doivent être aux dessus de tout ce qui peut diviser et de toutes croyances,en clair ; sans dogmatisme. Les croyances à caractère religieuse ont été aujourd’hui comme hier, un facteur de discorde entres elles et les communautés composant l’environnement social parmi lequel elles évoluent.
Les croyances religieuses doivent respecter les règles (lois) de la laïcité établie qui garantie la liberté, la sécurité et la paix à tous par le respect de l’individu de quelque soit ses croyances.
Les croyances font parties de l’intimité de chacun, de ce fait, par respect pour autrui, il convient d’évitées de l’étalées sur la place et dans les lieux publics, elles ne doivent en aucun cas être un objet de discorde.
Ceci ne peut être considéré comme une entrave à la liberté de chacun, la liberté ce n’est pas imposer ses convictions et croyances.
La laïcité protège justement la liberté à tous de croire et de pratiquer dans l’intimité et la sécurité ce qu’elles croient être le mieux pour elles et ceci sans être la proie et la victime d’intégrisme malveillant de quelque soit sa nature et son origine sur la place et les lieux publics de l’état.
Les règles de la laïcité sont les seules à pouvoir assurer une stabilité ainsi qu’une certaine harmonie au sein d’une communauté disparate ceci sans violence et sans haine, faute de quoi il se produit toujours inexorablement, à longue échéance une réaction qui conduit à l’affrontement et le plus souvent sanglant. Ne pas le voir et en tenir compte, s’apparente ; soit à être de mauvaise foi ou avoir l’esprit détourné par un état d’aveuglement obscurantiste.
Ceux qui s’arrogent le droit de vouloir imposer leur conception, font de ce fait de la provocation. Dans les faits ils sont imprégnés d’une inconscience sans limite, aveuglé par leurs seules petites personnes et une vision à courte vue sans tenir compte des conséquences très graves que peuvent avoir l’obstination dont ils font preuve, ou alors ils sont manipulés insidieusement par d’autre, que ce soit individus, groupements, religions ou gouvernements, à prendre en considération que dans les faits le résultat est le même.
Pour ceux qui veulent absolument faire étalage dans les lieux publics, des croyances de la religions qu’ils pratiquent, c’est un choix personnel qui est le leur et dans ce cas, il convient de prendre conscience qu’en toute liberté de choix, il est nécessaire de méditer en profondeur sur la façon de l’assumer dans le cadre des règles de l’environnement ou ils évoluent. D’avoir la compréhension de cette situation et suffisamment de sagesse pour convenir qu’il est préférable soit d’aller vivre dans un pays ou les dites religions et les pratiques sont afférentes à celles-ci ou alors de respecter les règles du milieu dans lequel ils vivent ce qui est la moindre des choses.
Dans ce contexte ce qui revient a dire, que les dites pratiques sont acceptées couramment et non pas dans un pays ou la laïcité est la règle. Dans le cas ou ils cherchent à imposer les coutumes qui sont les leurs dans un milieu qui ne l’accepte pas, consciemment ou pas, ils deviennent systématiquement des semeurs de haines, d’affrontements et de violences, ceci pouvant aller et se terminer, jusqu'à provoquer des réactions violentes et meurtrières échelonnées sur le temps et parfois lorsque ce n’est pas dans l’immédiat. Personne n’a intérêt à ce que cela se termine ainsi.
De tout évidence ce type de comportement est contraire au Dieu qu’ils prétendent servir,
C’est un constat qui ne peut être nié, les exemples de par le monde sont hélas et malheureusement beaucoup trop nombreux pour être comptabilisés et encore moins niés.
Ceci ne peut en aucun cas être assimilé à du racisme, car ceux qui cherchent à imposer la façon d’être basé sur les croyances qui sont les leurs dans un milieu qui ne l’accepte pas et qui est déjà défini par des règles acceptable par tous, telles que ceux de la laïcité, sont de par ce fait, l’exemple même du racisme par la volonté d’imposer sa conception des choses.
Tolérance ne veut pas dire se laisser envahir par des conceptions liées aux seules croyances et non conforme à la laïcité en vigueur, en n’acceptant pas les règles de la dite laïcité en vigueur dans le pays d’accueil ou celui de naissance, ces derniers font preuve de racisme et non pas le contraire.
Il est judicieux de prendre en considération que ceci est valable pour toutes les religions, groupements et organismes sans exception. Il n’est pas raisonnable de fermer les yeux et de se réfugier dans les seules théories qui s’apparentent à de l’obscurantisme et qui sont dans les faits et la réalité, une source de discorde qui ne peut être nié étant donné que les cas de troubles dans ce domaine sont hélas beaucoup trop nombreux de par le monde.
L’avenir et l’unité de ce monde ne peuvent être assuré que sur des bases à caractère laïque et démocratique.
La laïcité n’a pas de caractère religieux, elle est simplement un mode de raisonnement pour appréhender les choses, les événements et la pratique du civisme.
Les données de la laïcité sont le ciment indispensable pour assurer un climat sécuritaire par le raisonnement juste face à l’ensemble que représente une nation et non au bénéfice de petits groupes communautarismes, qui de par la conception qui est la leur, croient avoir raison et être les seuls dépositaires de la vérité(????).
Pratiquants et non pratiquants.
Heureusement ceux qui pratique la réflexion par le raisonnement issu du constat du réel, sont en mesure de savoir par analyse de la réalité de ce monde, que les croyances ; qu’elles soient à caractère religieuse, matérialiste ou autres, sont par l'intransigeance dogmatique et catégorielle dont elles font preuve, portent malheureusement en elles, le germe de la division, de la haine et de l’intégrisme suicidaire.
Ces effets pervers sont visibles et nous pouvons encore tous le constater aujourd’hui.
Tout comme les états, les religions doivent impérativement, pour assurer leurs survies dans l’avenir, s’unir et parler d’une seule et même voie, ceci avec la sagesse indispensable et incontournable face à la disparité de ce monde. Il n’y a pas d’autre alternative pour elles et l’avenir de l’humanité. Que l’on ne s’y trompe pas, ceci n’est pas une plaidoirie contre les croyances religieuses mais une avancée pour assurer le devenir de celles-ci et celui de ce monde dans la paix et non dans des guerres engendrées par des intransigeances dogmatiques qui non plus aucun sens de nos jours.
Il est impératif pour la survie de tous et il est raisonnable de prendre conscience qu’il est préférable qu’aucune conception à caractère religieuse ne soit en mesure de diriger un état de par le contexte et caractère intransigeant qu’elles incarnent et traînent hélas bien malgré elles.
J.A.L. Carbonneau
Publié le 16/03/2009 à 12:00 par carboblog
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Chères amies, chers amis,
Demain auront lieu le débat et le vote à l'Assemblée nationale sur le retour de la France dans le commandement intégré de l'OTAN. Ségolène Royal a publié, dans Le Monde daté du mardi 17 février 2009, une tribune où elle prenait position sur ce sujet. Vous la retrouverez ci-dessous. Vous pouvez également la lire sur le site de Désirs d'avenir ou du Monde.fr.
Nicolas Sarkozy commet un contresens en réintégrant l'OTAN
"Si l'élection du président Obama a d'abord réconcilié l'Amérique avec elle-même, elle a aussi posé les fondements d'une réconciliation de l'Amérique avec le reste de la planète. En dénonçant avec courage l'aveuglement de la puissance brute, en acceptant d'écouter le monde tel qu'il est, complexe, riche, mais aussi fragmenté et imprévisible, en plaçant sa confiance dans le dialogue avec tous plutôt que dans le coup de poing solitaire, il a sonné le glas d'une vision impériale dont le seul résultat aura été l'impasse irakienne.
Avec son retour dans le commandement intégré de l'OTAN, la France envoie un signal de repli sur la sphère occidentale qui va à rebours de la stratégie d'ouverture impulsée par Barack Obama. Cette décision, prise quand George W. Bush était encore en fonctions, n'est pas le gage d'une nouvelle relation avec les Etats-Unis, ces derniers ayant de plus en plus besoin d'une Europe politiquement forte et indépendante. Au fond, ce repli traduit un triple contresens : sur l'évolution du monde aujourd'hui ; sur le rôle de la France et de l'Europe dans les relations internationales ; sur les garanties de notre sécurité collective.
Le mur de Berlin est tombé depuis presque vingt ans. En vingt ans, de nouvelles puissances ont émergé, à l'image de la Chine, de l'Inde ou encore du Brésil. Les menaces ont changé, les conflits aussi. Les risques d'affrontement entre blocs ont laissé place à une prolifération de guerres civiles et à la déterritorialisation d'un terrorisme transfrontière. Des Etats se sont effondrés, de nouvelles zones grises sont apparues dans les interstices de l'ancien empire soviétique, les trafics de toutes sortes se sont globalisés.
Face à ces bouleversements, l'OTAN a traversé une crise d'identité profonde. Partiellement périmée par l'effondrement du Pacte de Varsovie, la doctrine de sanctuarisation de l'espace Atlantique a été élargie au profit d'une logique d'intervention extérieure, au Kosovo, puis en Afghanistan. Certaines ambiguïtés majeures n'ont pas pour autant été levées. L'OTAN demeure une organisation marquée par la guerre froide, avec pour corollaire le leadership politique et militaire que les Etats-Unis y exercent. Ainsi s'explique sa force d'attraction sur les anciens satellites de la Russie, désireux de s'affranchir de l'"étranger proche" de Moscou en se plaçant sous le "parapluie" américain.
Fermée aux grandes puissances non occidentales, mais ouverte à des théâtres d'opérations extérieures, l'Alliance vit dans un entre-deux délicat. Elle apparaît désormais comme le bras armé de l'Occident dans le monde, sans avoir la légitimité dont bénéficierait une alliance à vocation universelle. Avant de décider d'une réintégration au sein du commandement militaire intégré, il aurait donc été souhaitable qu'un débat politique s'engage sur les nouvelles missions confiées à l'OTAN. Faut-il, alors que d'autres pays s'affirment sur la scène internationale, donner le sentiment de nous crisper sur la "famille occidentale" ?
Ne risquons-nous pas de nous enfermer dans une logique défensive d'avant-hier, alors même que le monde est en train de basculer ? Ne donnons-nous pas le signal de l'enfermement, alors que nous devons être dans un mouvement d'ouverture ?
Dès les années 1960, le général de Gaulle avait compris l'intérêt de jouer un rôle de "pont" entre l'Est et l'Ouest, entre le tiers-monde d'alors et ceux que l'on n'appelait pas encore les pays du Nord. Bien que la donne ait changé, cette posture est plus pertinente que jamais. Le monde a besoin de pays qui jouent le rôle de médiateurs, voire de recours, politique et moral. Cela vaut pour la France. Mais cela vaut aussi pour l'Europe dans son ensemble. L'indépendance de la politique étrangère n'est pas destinée à flatter l'esprit cocardier. Elle est le fondement d'une stratégie d'influence globale destinée à nouer le dialogue, en évitant d'être marqué au fer rouge par l'assignation à un camp.
Bien sûr, le retour dans les structures de l'OTAN ne signifie pas une adhésion de droit à toutes les opérations de l'Organisation, mais il est évident que notre participation aux commandements de l'OTAN fera peser sur nos choix d'engagement une pression morale considérable. L'étouffante pression de l'unanimité ne constituera jamais un gage sûr de notre liberté, car il faut beaucoup de force d'âme pour s'opposer lorsqu'on est seul. Non, le cadre de l'OTAN n'est pas aussi flexible et protecteur de notre indépendance diplomatique que Nicolas Sarkozy cherche à le faire croire. Or, les drames vécus en Irak ont prouvé que la France voyait juste. Cette voix pourra-t-elle encore s'élever demain ? Rien n'est moins sûr. En tout état de cause, ce tournant ne peut pas être pris sans un débat et un vote au Parlement.
Enfin, la réintégration de la France dans l'OTAN aurait pu se comprendre comme un choix tactique s'inscrivant dans le cadre d'un projet ambitieux pour une Europe de la défense indépendante. Des bases solides pour l'Europe de la défense étaient d'ailleurs selon Nicolas Sarkozy la condition nécessaire à notre retour dans l'OTAN. En lieu et place, on trouve un maigre bilan.
Les importants moyens humains et financiers qui vont être mis au service de l'OTAN auraient eu plus de sens s'ils avaient été précédés par de nouveaux moyens mis au service de l'Europe. On ne peut demander à l'Europe de la défense de progresser tout en consacrant plus de moyens à l'OTAN. Il y a ici une contradiction forte qui ressemble à un choix trop facile de l'OTAN contre l'Europe.
Plus que jamais, il faut doter la France et l'Europe d'une vision stratégique. Les idéaux de paix et de démocratie que les pères fondateurs voulaient pour l'Europe, et qui sont les nôtres aujourd'hui, ne sont pas des horizons qu'il faut invoquer au détour d'un discours : ils sont les fondements réels de notre puissance et de notre rayonnement dans ce monde. L'Europe de la défense n'est pas seulement un dispositif militaire, c'est avant tout un pilier au service d'une identité propre, fondée sur le droit, l'esprit de justice et l'indépendance. Soyons-en sûrs : c'est de cette Europe dont les Etats-Unis et le monde ont besoin aujourd'hui.
Ségolène Royal
Publié le 09/03/2009 à 12:00 par carboblog
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Chère amie, cher ami,
Avec l'année 2009 s'ouvre une nouvelle étape de travail pour bâtir ensemble le projet d'une société alternative à celle que nous subissons. Un projet en prise sur le monde d'aujourd'hui, crédible et capable d'enthousiasmer, pragmatique et portant nos valeurs. Un projet capable de convaincre les Françaises et les Français.
Ce projet, nous serons très heureux de l'enrichir avec vous, au sein de notre association Désirs d'avenir. C'est pourquoi nous vous invitons aujourd'hui à rejoindre les
milliers de personnes qui font la force, le dynamisme et l'intelligence de cette association.
Des moments forts de réflexion collective et de partage nous attendent.
Les Universités Participatives de la Connaissance vont être lancées très bientôt
. Rencontres entre spécialistes et citoyens experts, elles nous permettront de réfléchir ensemble aux enjeux qui secouent aujourd'hui la France et le monde. Autour de six thèmes, elles s'adresseront à l'ensemble des adhérents de Désirs d'avenir, aux sympathisants de gauche et à tous les citoyens.
Notre site Désirs d'avenir va également évoluer dans les mois à venir. C'est un bel outil et il doit devenir notre bien commun. Sachez également que Désirs d'entreprendre, Cités d'avenir et Jeunes d'avenir continuent leur travail.
Tous ces projets, et bien d'autres encore, sont les vôtres.
Alors n'hésitez pas à nous rejoindre: adhérez à Désirs d'avenir
en cliquant ici si vous souhaitez adhérer en ligne (recommandé)
ou ici si vous souhaitez télécharger le formulaire.
Nous tenons à vous rappeler que Désirs d'avenir ne vit que grâce à ses adhérents et à ses dons. Nous avons l'ambition de continuer à grandir et d'attirer autour de nos projets toutes celles et tous ceux qui souhaitent s'impliquer dans la réflexion collective.
Mettons l'imagination au pouvoir pour préfigurer hardiment, avec notre site et dans tout le réseau Désirs d'avenir, ce changement de société qui donnera à chacun le pouvoir de prendre sa vie en main et les moyens de reprendre espoir en notre avenir commun.
D'avance, merci à chacune et à chacun d'entre vous.
Jean-Pierre Mignard, président de Désirs d'avenir
Ségolène Royal, fondatrice de Désirs d'avenir
Publié le 09/03/2009 à 12:00 par carboblog
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Chère amie, cher ami,
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Mettons l'imagination au pouvoir pour préfigurer hardiment, avec notre site et dans tout le réseau Désirs d'avenir, ce changement de société qui donnera à chacun le pouvoir de prendre sa vie en main et les moyens de reprendre espoir en notre avenir commun.
D'avance, merci à chacune et à chacun d'entre vous.
Jean-Pierre Mignard, président de Désirs d'avenir
Ségolène Royal, fondatrice de Désirs d'avenir
Publié le 09/03/2009 à 12:00 par carboblog
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Chère amie, cher ami,
Avec l'année 2009 s'ouvre une nouvelle étape de travail pour bâtir ensemble le projet d'une société alternative à celle que nous subissons. Un projet en prise sur le monde d'aujourd'hui, crédible et capable d'enthousiasmer, pragmatique et portant nos valeurs. Un projet capable de convaincre les Françaises et les Français.
Ce projet, nous serons très heureux de l'enrichir avec vous, au sein de notre association Désirs d'avenir. C'est pourquoi nous vous invitons aujourd'hui à rejoindre les
milliers de personnes qui font la force, le dynamisme et l'intelligence de cette association.
Des moments forts de réflexion collective et de partage nous attendent.
Les Universités Participatives de la Connaissance vont être lancées très bientôt
. Rencontres entre spécialistes et citoyens experts, elles nous permettront de réfléchir ensemble aux enjeux qui secouent aujourd'hui la France et le monde. Autour de six thèmes, elles s'adresseront à l'ensemble des adhérents de Désirs d'avenir, aux sympathisants de gauche et à tous les citoyens.
Notre site Désirs d'avenir va également évoluer dans les mois à venir. C'est un bel outil et il doit devenir notre bien commun. Sachez également que Désirs d'entreprendre, Cités d'avenir et Jeunes d'avenir continuent leur travail.
Tous ces projets, et bien d'autres encore, sont les vôtres.
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Nous tenons à vous rappeler que Désirs d'avenir ne vit que grâce à ses adhérents et à ses dons. Nous avons l'ambition de continuer à grandir et d'attirer autour de nos projets toutes celles et tous ceux qui souhaitent s'impliquer dans la réflexion collective.
Mettons l'imagination au pouvoir pour préfigurer hardiment, avec notre site et dans tout le réseau Désirs d'avenir, ce changement de société qui donnera à chacun le pouvoir de prendre sa vie en main et les moyens de reprendre espoir en notre avenir commun.
D'avance, merci à chacune et à chacun d'entre vous.
Jean-Pierre Mignard, président de Désirs d'avenir
Ségolène Royal, fondatrice de Désirs d'avenir
Publié le 05/03/2009 à 12:00 par carboblog
Jeudi 26 février 2009
Régions: Ségolène Royal demande une consultation des Français
Ségolène Royal a demandé jeudi que les Français soient consultés sur le redécoupage des collectivités territoriales proposée par le comité Balladur.
"Voilà un sujet qui devrait faire l'objet d'une démarche participative!". Favorable à une "nouvelle étape de la décentralisation", Ségolène Royal, chantre de la démocratie participative, a donc demandé "la consultation des populations" sur cette question. "C'est un sujet très important qui ne doit pas faire l'objet de propositions en catimini dans une commission, ni uniquement à être débattu au Parlement, mais qui doit associer tous les Français dans une démarche de démocratie participative", a-t-elle estimé.
D'ailleurs, l'Association des Régions de France, qui regroupe tous les présidents de régions, dont Ségolène Royal, a inauguré à cette occasion une grande consultation sur le sujet : www.sauvonslesregions.fr
Alors que le démantèlement de sa région Poitou-Charentes a été évoqué, Mme Royal a dit "ne pas croire" à une telle option. "S'il s'agit de dire que la taille des régions n'est pas toujours opérationnelle par rapport à l'enjeu de filières de développement économique, ce n'est pas totalement faux", a-t-elle convenu. "Mais est-ce qu'il faut pour autant créer des polémiques, bloquer un système en modifiant des frontières? Je ne le crois pas".
La présidente de Poitou-Charentes a plaidé pour "des solutions beaucoup plus opérationnelles et pragmatiques qui consistent à faire des actions interrégionales en fonction des sujets qui sont posés".
par Thomas publié dans : Ségolène
Publié le 05/03/2009 à 12:00 par carboblog
Jeudi 26 février 2009
Régions: Ségolène Royal demande une consultation des Français
Ségolène Royal a demandé jeudi que les Français soient consultés sur le redécoupage des collectivités territoriales proposée par le comité Balladur.
"Voilà un sujet qui devrait faire l'objet d'une démarche participative!". Favorable à une "nouvelle étape de la décentralisation", Ségolène Royal, chantre de la démocratie participative, a donc demandé "la consultation des populations" sur cette question. "C'est un sujet très important qui ne doit pas faire l'objet de propositions en catimini dans une commission, ni uniquement à être débattu au Parlement, mais qui doit associer tous les Français dans une démarche de démocratie participative", a-t-elle estimé.
D'ailleurs, l'Association des Régions de France, qui regroupe tous les présidents de régions, dont Ségolène Royal, a inauguré à cette occasion une grande consultation sur le sujet : www.sauvonslesregions.fr
Alors que le démantèlement de sa région Poitou-Charentes a été évoqué, Mme Royal a dit "ne pas croire" à une telle option. "S'il s'agit de dire que la taille des régions n'est pas toujours opérationnelle par rapport à l'enjeu de filières de développement économique, ce n'est pas totalement faux", a-t-elle convenu. "Mais est-ce qu'il faut pour autant créer des polémiques, bloquer un système en modifiant des frontières? Je ne le crois pas".
La présidente de Poitou-Charentes a plaidé pour "des solutions beaucoup plus opérationnelles et pragmatiques qui consistent à faire des actions interrégionales en fonction des sujets qui sont posés".
par Thomas publié dans : Ségolène
Publié le 16/02/2009 à 12:00 par carboblog
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Chères amies, chers amis,
Vous trouverez ci-dessous la tribune de Ségolène Royal parue dans Le Monde daté du mardi 17 février 2009.
Vous pouvez également la lire sur le site de Désirs d'avenir ou du Monde.fr.
Nicolas Sarkozy commet un contresens en réintégrant l'OTAN
"Si l'élection du président Obama a d'abord réconcilié l'Amérique avec elle-même, elle a aussi posé les fondements d'une réconciliation de l'Amérique avec le reste de la planète. En dénonçant avec courage l'aveuglement de la puissance brute, en acceptant d'écouter le monde tel qu'il est, complexe, riche, mais aussi fragmenté et imprévisible, en plaçant sa confiance dans le dialogue avec tous plutôt que dans le coup de poing solitaire, il a sonné le glas d'une vision impériale dont le seul résultat aura été l'impasse irakienne.
Avec son retour dans le commandement intégré de l'OTAN, la France envoie un signal de repli sur la sphère occidentale qui va à rebours de la stratégie d'ouverture impulsée par Barack Obama. Cette décision, prise quand George W. Bush était encore en fonctions, n'est pas le gage d'une nouvelle relation avec les Etats-Unis, ces derniers ayant de plus en plus besoin d'une Europe politiquement forte et indépendante. Au fond, ce repli traduit un triple contresens : sur l'évolution du monde aujourd'hui ; sur le rôle de la France et de l'Europe dans les relations internationales ; sur les garanties de notre sécurité collective.
Le mur de Berlin est tombé depuis presque vingt ans. En vingt ans, de nouvelles puissances ont émergé, à l'image de la Chine, de l'Inde ou encore du Brésil. Les menaces ont changé, les conflits aussi. Les risques d'affrontement entre blocs ont laissé place à une prolifération de guerres civiles et à la déterritorialisation d'un terrorisme transfrontière. Des Etats se sont effondrés, de nouvelles zones grises sont apparues dans les interstices de l'ancien empire soviétique, les trafics de toutes sortes se sont globalisés.
Face à ces bouleversements, l'OTAN a traversé une crise d'identité profonde. Partiellement périmée par l'effondrement du Pacte de Varsovie, la doctrine de sanctuarisation de l'espace Atlantique a été élargie au profit d'une logique d'intervention extérieure, au Kosovo, puis en Afghanistan. Certaines ambiguïtés majeures n'ont pas pour autant été levées. L'OTAN demeure une organisation marquée par la guerre froide, avec pour corollaire le leadership politique et militaire que les Etats-Unis y exercent. Ainsi s'explique sa force d'attraction sur les anciens satellites de la Russie, désireux de s'affranchir de l'"étranger proche" de Moscou en se plaçant sous le "parapluie" américain.
Fermée aux grandes puissances non occidentales, mais ouverte à des théâtres d'opérations extérieures, l'Alliance vit dans un entre-deux délicat. Elle apparaît désormais comme le bras armé de l'Occident dans le monde, sans avoir la légitimité dont bénéficierait une alliance à vocation universelle. Avant de décider d'une réintégration au sein du commandement militaire intégré, il aurait donc été souhaitable qu'un débat politique s'engage sur les nouvelles missions confiées à l'OTAN. Faut-il, alors que d'autres pays s'affirment sur la scène internationale, donner le sentiment de nous crisper sur la "famille occidentale" ?
Ne risquons-nous pas de nous enfermer dans une logique défensive d'avant-hier, alors même que le monde est en train de basculer ? Ne donnons-nous pas le signal de l'enfermement, alors que nous devons être dans un mouvement d'ouverture ?
Dès les années 1960, le général de Gaulle avait compris l'intérêt de jouer un rôle de "pont" entre l'Est et l'Ouest, entre le tiers-monde d'alors et ceux que l'on n'appelait pas encore les pays du Nord. Bien que la donne ait changé, cette posture est plus pertinente que jamais. Le monde a besoin de pays qui jouent le rôle de médiateurs, voire de recours, politique et moral. Cela vaut pour la France. Mais cela vaut aussi pour l'Europe dans son ensemble. L'indépendance de la politique étrangère n'est pas destinée à flatter l'esprit cocardier. Elle est le fondement d'une stratégie d'influence globale destinée à nouer le dialogue, en évitant d'être marqué au fer rouge par l'assignation à un camp.
Bien sûr, le retour dans les structures de l'OTAN ne signifie pas une adhésion de droit à toutes les opérations de l'Organisation, mais il est évident que notre participation aux commandements de l'OTAN fera peser sur nos choix d'engagement une pression morale considérable. L'étouffante pression de l'unanimité ne constituera jamais un gage sûr de notre liberté, car il faut beaucoup de force d'âme pour s'opposer lorsqu'on est seul. Non, le cadre de l'OTAN n'est pas aussi flexible et protecteur de notre indépendance diplomatique que Nicolas Sarkozy cherche à le faire croire. Or, les drames vécus en Irak ont prouvé que la France voyait juste. Cette voix pourra-t-elle encore s'élever demain ? Rien n'est moins sûr. En tout état de cause, ce tournant ne peut pas être pris sans un débat et un vote au Parlement.
Enfin, la réintégration de la France dans l'OTAN aurait pu se comprendre comme un choix tactique s'inscrivant dans le cadre d'un projet ambitieux pour une Europe de la défense indépendante. Des bases solides pour l'Europe de la défense étaient d'ailleurs selon Nicolas Sarkozy la condition nécessaire à notre retour dans l'OTAN. En lieu et place, on trouve un maigre bilan.
Les importants moyens humains et financiers qui vont être mis au service de l'OTAN auraient eu plus de sens s'ils avaient été précédés par de nouveaux moyens mis au service de l'Europe. On ne peut demander à l'Europe de la défense de progresser tout en consacrant plus de moyens à l'OTAN. Il y a ici une contradiction forte qui ressemble à un choix trop facile de l'OTAN contre l'Europe.
Plus que jamais, il faut doter la France et l'Europe d'une vision stratégique. Les idéaux de paix et de démocratie que les pères fondateurs voulaient pour l'Europe, et qui sont les nôtres aujourd'hui, ne sont pas des horizons qu'il faut invoquer au détour d'un discours : ils sont les fondements réels de notre puissance et de notre rayonnement dans ce monde. L'Europe de la défense n'est pas seulement un dispositif militaire, c'est avant tout un pilier au service d'une identité propre, fondée sur le droit, l'esprit de justice et l'indépendance. Soyons-en sûrs : c'est de cette Europe dont les Etats-Unis et le monde ont besoin aujourd'hui.
Ségolène Royal